Prologue

Prologue
Bonjour Bonjour,

Ici une fic, comme il en existe beaucoup. Pas vraiment de la grande littérature, pour un truc recherché, merci de cliquer ici & d'arrêter de se plaindre.
Une fic sur CB, comme il en existe d'autre, yaoi, comme il y en a d'autre, torturant de l'esprit, comme il y en a moins, écrit par moi, comme il n'y en a aucune à ce jour, la derniere fic écrite n'étant pas un yaoi ( ; !
J'accepte les réfléxions constructives, ou plutot j'en cherche. Merci de ne pas me harceler, je mène deux fics de front & un blog, comprennez mon ... sado-masochisme ? Un peu trop comme terme xD.
Bref, prenez du bon temps en lisant, si cela vous dit. Merci d'être passé ( ; !!

Vote Hide Manca, c'est important !
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[-Strify-]

Un concert. Le quotidien maintenant. Tous sur scène. Tout donner au fans. Même si les fans, eux, ne peuvent pas tout donner. Ces temps-ci, même en concert, je me sent vide.
Stupidement vide.
Etrangement vide.
Je savais que ce manque n'était pas près de se dissipper. C'était quelque chose de difficile à exprimer. Mais quand on fait notre métier, on a pas le droit au vide. Alors on paraît. On fait semblant. Et "tout va pour le mieux dans le meilleur des monde", toute la journée. Oui mais la nuit, la nuit qui m'emprisonne, qui me fait peur & qui m'ennuit, pour qui doit-je paraître la nuit ? Voilà mes réfléxion pendant ce concert. Pendant tous les concerts. Même si pour rien au monde je n'arrêterais de monter sur scène chaque soir.
Je m'amuse de chacun d'eux, hormis Shin, trop bien installé derrière sa batterie. Je me colle à Yu. Allume Luminor. Parraître, toujours parraître. Faire hurler les groupies. C'est comme si on était payé pour ça.
Mais ce concert-là restera à jamais dans ma mémoire. Comme le concert où ...
Alors que je m'approchait de Kiro, pour m'amuser avec lui aussi, il quitta sa basse des yeux un instant & ses lèvres effleurèrent les miennes. Contact fugace. Contact quand même. J'eus beaucoup de mal à continuer de chanter. Parraître, toujours parraître. Alors que dans mon coeur, le vide s'aggrandit.
Je venait de découvrir la raison du vide le plus grand du monde.

# Posté le dimanche 12 octobre 2008 09:16

Modifié le mercredi 05 novembre 2008 06:34

Kapitel eins

Kapitel eins
[-Kiro-]

On est encore en concert. Strify s'amuse avec tout le monde. Juste pour faire hurler les groupies. A croire qu'il ne sait faire hurler qu'elles ... Il allume Yu. Pense-t-il ne serait-ce qu'un instant à ce que je peux ressentir ? Ah oui c'est vrai.
Il ne sait pas que le reste du monde existe. J'essaie de penser à autre chose. De me concentrer sur les "fans" qui hurlent au premiers rangs. Elles ne savent rien de ce qu'on peut éprouver, elles aussi. Comme si on était des bouts de viandes à se partager. Strify s'approche de moi. Moi aussi j'ai envie de m'amuser. De faire crier les filles. Je lève les yeux de ma basse & mes lèvres frôlent les sienne. Je me retourne vers les filles, le volume sonore est monté d'un cran. Strify paraît troublé, baragouine ses paroles difficilement. Quoi, tu aurais préféré avec Yu ? Je lui fait mon sourire le plus innocent, celui qui me fait ressembler à un bambin de six, soit-disant si craquant. On finit le concert, Strify ne s'en remet pas. Qu'est-ce qu'il peut être lunatique dans son genre !


[-Strify-]

Je me dirige vers les coulisse, tel un fantôme. L'impression d'être ailleur. Comment un simple contact peut-il me rendre tellement nerveux & joyeux à la fois ? J'écoute distraitement la discussion entre Yu et Shin. Mon regard tombe sur Luminor. Ses yeux me parlent, comme à chaque fois que j'en ais besoin. Il à ce don de n'avoir pas la nécessité de parler pour s'exprimer. Il a tout vu. Tout compris. J'ai souvent l'impression que seul lui comprend. Peut-être parce qu'il a plus vécu que nous. Je lui renvoie un regard plein d'angoisse et d'incompréhension. Pourquoi suis-je comme ça ? Pourquoi ce geste m'affecte-t-il autant ? Pourquoi ce vide en moi ?
Les gardes du corps nous attendent pour sortir de la salle. Les filles sont dehors. Je n'ai aucune envie de les affronter ce soir là, leurs demande de nous faire passer sans faire d'autographes. Les autres me regarde bizarrement. Je prétexte un mal de tête et leur feint un sourire. Paraître, je commence à avoir l'habitude. La seule différence, c'est que c'est encore plus dur quand rien ne va plus ...


[-Kiro-]

A cause de Strify nous rentrons directemment à l'hotel. Monsieur est soit-disant fatigué. Et bien sur, nous, on ne peux pas rester s'il n'est pas là. Tant pis pour nous ...
Pourquoi me porte-t-il tellement sur les nerfs ces temps-ci ? Il faut dire qu'il n'y met plus vraiment du sien. Il ne dit plus rien, ce qui est un exploit quand on le connait. Je suis sur qu'il parle même pendant son sommeil. Enfin, parlait. Je ne sais pas ce qu'il a mais ça commence à devenir lourd sur les bords. Surtout depuis se soir. On a pourtant rien fait de vraiment différent des autres soirs. On s'est amusés. On a fait notre cinema. Et ...
Non ... Quand même pas, il ne pourrait pas ... Pourtant c'est plausible. Tout ça à cause d'un geste plus haut que l'autre. Je ne le pensait pas aussi sensible. Il va m'en vouloir maintenant, si je ne lui dit rien. Mais pour lui dire quoi ? Qu'il se fait un film ? D'ailleur, qu'est-ce qu'il se fait comme film, lui ? Peut-être que je suis totalement à côté. Peut-être que sa grand-mère est morte ? Non, ça c'est vraiment stupide comme idée. J'émis un petit rire que je réprimai bien vite. Qu'on imagine pas n'importe quoi ...

# Posté le dimanche 12 octobre 2008 14:15

Modifié le lundi 13 octobre 2008 07:02

Kapitel zwei

Kapitel zwei
[-Strify-]

J'évite le regard des autre et monte directement dans la chambre que l'on m'a attribuée. Je claque la porte et me laisse glisser à terre. J'ai l'impression que ma tête va exploser. Je n'en peux plus de réfléchir. Réfléchir à quoi d'ailleur ? Je ne comprend plus rien. Je mélange tout. Surtout les sentiments ...
Je me relève difficilement à vais m'accouder à la fenêtre, en ayant pris soin de fermer les rideau au préalable. Ainsi dans le noir, je me sentait un peu mieux. Un peu seulement.
J'entendis trois coup discret à ma porte. Même si je ne veux voir personne, je ne peux laisser quiconque à la porte, ils se poseraient trop de question. Je murmure un petit "entrez" sans quitter ma fenêtre.


[-Kiro-]

Je pénetrai dans la pièce plongée dans le noir. Pourquoi était-il dans l'obscurité ? Il ne se retourna pas mais je sut qu'il m'avait reconnu par cette façon qu'il à de se raidir. D'habitude il ne le fait pas lorsque c'est moi. Cette fois, si.
Je m'approche de lui à taton, mes yeux s'habituant petit à petit au manque de lumière. Je pose une main sur son épaule. Je sens qu'il frissonne, & je sais que ce n'est pas à cause du froid. Il faut que je lui dise quelque chose. Oui mais quoi ? Telle est la question ...

- Ca va ? demandait-je innocement.
- ... pas vraiment, répondit-il.
- Tu ... tu sais que tu peux tout me dire ? On se connaît bien maintenant, il ne faut plus avoir peur.
- Je n'ai peur que de moi-même.
- De ... toi-même ?
- Je vais mal Kiro. Tellement mal.

Il tourna vers moi son visage déconfit. Je ne pus m'empêcher de me mordre les lèvres. Il faisait vraiment peine à voir ainsi. Et moi qui ne suit là que pour lui faire du mal ...

- Qu'est-ce ... qu'est-ce qui s'est passé ? tentais-je.
- Je ne sais pas ... je ne sais plus ... c'est tellement confus ... bredouilla-t-il
- C'est à cause de moi ?
- Oui ... Non ... En partie.

Il pouvait pas faire plus compliqué comme réponse. J'espèrai qu'il tournerais pas autour du pot trop longtemps, je ne pouvais pas l'attaquer comme ça. Mais en même temps, il avait l'air tellement triste.

- Dis-moi Strify. Je ne peux pas t'aider si je ne comprend même pas où tu veux en venir, insistait-je.
- C'est ... c'est ce soir je ... quand tu m'as ... et j'ai ..., s'embrouilla-t-il.
- Oh du calme du calme ! fit-je. Viens, assied-toi, t'es tout pâle, t'es sûr que ça va ?

Je l'entraînai sur le lit. J'avais un peu peur qu'il tombe dans les vappes je doit dire.

- Voilà, doucement. Explique-moi maintenant.
- ... Même moi je ne comprend pas, comment veux-tu que je t'explique ?
- Tu veux que je le fasse à ta place ?
- De ... Comment ? s'écria-t-il, surpris.
- J'ai peut-être l'air niais, Strify, mais je ne suis pas aveugle, répliquait-je.
- Où veux-tu en venir ?
- Strify ... Tu m'aimes ?

# Posté le lundi 13 octobre 2008 06:02

Modifié le lundi 13 octobre 2008 13:34

Kapitel drei

Kapitel drei
[-Strify-]

Je le regardai sans comprendre. Je ... l'aime ? Mais comment ça je l'aime ? Et surtout comment peut-il avoir saisi cela alors que même moi ... A croire qu'il est plus lucide que moi. Mes yeux atterrirent sur mes pieds. Je réfléchissais à toute vitesse. Je l'aimais ? Oui. Non. Peut-être. Décidement je suis doué pour les réponses qui ne répondent à rien. Le seul problème, c'était le problème en lui-même. Il était impossible d'éprouver des sentiments comme cela pour un homme. C'était ... inhumain ? Tout de même pas. Mais ... Bizarre. Voilà. Bizarre. Je n'arrivais plus à le regarder. Je savais aussi qu'il n'avait pas terminé, & redoutais le pire.

- C'est cela n'est-ce pas ? Tu m'aimes ? cracha Kiro.

Comme une insulte. Comment lui expliquer ce que je n'arrivais pas à comprendre ? Je sentais une boule se former dans ma gorge. J'avais peur. Etrangement peur. De quoi ? De moi, de lui, de tout.

- T'es vraiment ... égoïste, termina-t-il

Il se leva précipitemment en sortie de la chambre en claquant la porte. Me laissant seul, moi, mon ... "amour", et mes problèmes. J'avais mal. Terriblement mal. Mal de ce qu'il m'avait dit. Pourquoi d'ailleur avait-il dit ça ?
Oui, maintenant c'était plus clair. Je croyais que je l'aimais. C'était une impression étrange que de tomber amoureux d'un homme. Surtout quand celui-ci est votre meilleur ami.
Je sentais le vide en moi s'agrandir, se vider encore plus. Le vide de son absence. Le vide de son dégoût. Le vide de cet amour étrange et non réciproque. L'envie de me faire mal me pris. Drôle d'envie celle-là aussi. Je serrai les poings, tellement que les jointures de mes doigts me fire souffrir. Mais ce n'était pas suffisant. J'avais besoin d'avoir mal. Mal physiquement. Pour combler le mal de l'esprit.
Mon regard tomba sur le cutter posé sur ma table de nuit, dont je me servait pour ouvrir mes lettres. Quelle idée stupide. Mais j'avais terriblement besoin d'avoir mal.
J'attrapai la lame du bout des doigts. La regardai un instant. Je sentait les larmes poindrent sous mes paupières. Je relevai la manche de ma chemise jusqu'au coude. Plaçai "l'arme" juste au début de mon avant-bras, après le creux. J'effectuai une entaille sur toute la largeur. Peu profonde. Assez pour que le sang coule doucement. Je reposai la lame sur le lit, et entreprit de lêcher la plaie. Les larmes ruissellaient sur mon visage. Pas tant par la douleur physique que par la douleur du vide.

# Posté le lundi 13 octobre 2008 07:27

Modifié le mercredi 15 octobre 2008 01:55

Kapitel vier

Kapitel vier
[-Strify-]

Des mois que cela dure à présent. Kiro m'adresse à peine la parole. Les autres ne comprennent pas, mais aucun n'a tenté de comprendre. Même pas Lumi. Pourtant le vide de mon coeur et de plus en plus béant chaque jour. Et les coupures sur mon bras de plus en plus nombreuses ... Comme si me faire du mal changerais quelque chose. Je ne sais pas ce que j'ai fait exactement à Kiro. Je sais juste que s'il souffre, ça ne peut être autant que moi. Chaque soir une entaille s'ajoute aux autres. Chaque soir les larmes coulent. Chaque soir le même rituel morbide. Contraint de porter constamment des manches longues pour que personne ne le remarque. Car personne ne doit savoir que j'ai mal. J'ai envie de souffrir seul. Peut-être que Kiro avait raison en disant que je ne suis qu'un égoïste ...
Une fois de plus je suis seul dans ma chambre d'hotel, mon cutter à la main. Il ne me quittait plus celui-là. Mon compagnon d'infortune en quelque sortes. Kiro c'était joué de moi ce soir là, comme tous les autres. Encore un concert remplis de faux-semblant ... Comment est-ce que j'arrive encore à monter sur scène chaque soir ? Peut-être pour combler le vide un petit moment. Le combler d'amour faux & futile. D'amour quand même. Chaque soir Kiro s'amusait à me faire souffrir. A paraître sans cesse plus proche de moi, alors qu'en dehors de la scène il ne pouvait être plus éloigné. Je l'aimais tellement que je suis parvenu à le détester.
Je regardai mon bras. Une vingtaines de plaies le couvrait à présent. J'avais atteint mon poignet. Je ne réalisai pas tout de suite que ce geste était celui du suicide à la base.
Je plantai la lame dans mon bras & entrepris d'effectuer un petite ligne, comme à chaque fois. Dieu que cela faisait du bien. Et Dieu que c'était douloureux en même temps. Une larmes s'échappa de mes yeux, comme d'habitude. Mais là, je commençai à me sentir mal. Ma tête tournait. Que se passait-il ? Je me sentit tomber en arrière & mon dos heurta un meuble dans un vacarme épouvantable. La lame partie à deux mètres de là. Je voyais flou, je ne pouvais plus bouger normalement. J'entendis la porte de ma chambre s'ouvrir à la volée & entrevit une silouhette à mes côtés. J'était totalement ailleurs. Je sentais les larmes qui mouillaient mes joues & mon sang se vider, mais je n'avais plus la force de rien. Puis, le noir. Comme si mon vide m'avait enfin engloutit.


[-Yu-]

J'entendis un bruit sourd dans la chambre voisine. Strify. Mon coeur fit un bond dans ma poitrine, sans que j'arrive à savoir pourquoi. Je me précipitai hors de la pièce pour la rejoindre en courant . Le spectacle qui s'offrit à ma vue était pire que ce que j'avais imaginé.
Strify gisait là, adossé à l'armoire, le bras en sang, le visage pleins de larme, les yeux voilés. Je ne mis pas longtemps à comprendre qu'il n'était pas en possession de ses moyens.
Je me hatai de traverser la pièce et m'accroupis auprès de lui. Je ne savais par quoi commencer. Soudain le corps de Strify bascula dans mes bras. Il avait perdu connaissance. Je ne pouvais appeller au secour. Et d'ailleur je n'en voyait pas l'utilitée. Je pensais qu'il n'aurait pas voulu qu'on voit cela, puisqu'il ne l'avait pas voulu jusque là. En observant le nombre de plaies sur le bras de mon ami, je pensai que ce n'était pas la première fois. Comment étions-nous devenus si aveugle ?
Je transportai Strify sur le lit le plus doucement que je pus, l'allongeai & entrepris d'arrêter le saignement. Il ne s'était pas raté, le bougre. Je déchira un morceau de linge que j'avais trouvé à la salle de bain et pensa tant bien que mal la plaie béante. Je pris le temps de compter les traits de feu qui zébraient son bras. Un nombre incroyable. Je me pris à penser que maintenant, les plus égocentriques, ce n'était plus lui, mais nous.

# Posté le lundi 13 octobre 2008 13:37

Modifié le lundi 20 octobre 2008 12:34